05 janvier 2009
La fille de campagne veut apprendre...
Dans ma quête d'autosuffisance "partielle", car être totalement autosuffisant ou vivre totalement en autarcie est pratiquement impossible, il y a quelques apprentissages que j'aimerais maîtriser:
Je remarque souvent les champignons dans le boisé derrière chez moi. Des trésors en pleine nature. Malheureusement, je n'y touche pas car je n'ai aucunes connaissances dans ce domaine.
L'apiculture
Le miel se retrouve beaucoup en cuisine et la cire d'abeille est excellente dans la fabrication de savon, de cosmétiques et d'onguents. En avoir sous la main tout le temps serais très pratique.
Fabriquer ces paniers soi-même, pour le coté pratique ou pour offrir en cadeau. C'est un art pratiquement perdu que j'aimerais connaître.
Le filage et le tricot
J'aimerais beaucoup avoir des chèvres angoras ou des moutons. Mais pour cela il faut savoir les tondre et filer la laine. Je maîtrise bien la couture mais pour le tricot, c'est autre chose... A mettre à mon agenda pour cet hiver!
09 décembre 2008
La campagne peut faire peur...
J'habite à la campagne depuis l'âge de 4 ans. Mes parents avaient construit la maison familiale sur la terre de mes grands-parents qui possédaient une ferme juste en bas de la route. J'ai grandis avec mes cousines dans ce merveilleux monde ou nos jeux s'inspiraient de la nature. Grimper aux arbres ou se faire des huttes en sapins, dévaler le champs en traîne sauvage après le verglas qui laissait une croûte glacé, se fabriquer des arcs et des flèches avec des bouts de bois, caresser les chevaux sur la terre du voisin, ramasser les petites fraises de champs en début d'été et les cerises à l'automne, ramasser les oeufs chez grand-mère et courir un peu après les poules (on étaient jeunes)! Il fallait faire la vaisselle à tous les soirs, faire notre chambre le samedi matin et aider les parents à rentrer le bois à la fin de l'été. Finalement, nous étions toujours à l'extérieur et nos vélos servaient du matin au soir pour nos déplacements. Nous étions bronzées, fortes et en santé. Pas de dépanneur à proximité pour dépenser notre argent, pas de dizaines de copains avec qui nous aurions traîner et faire des mauvais coups, pas de jeux électroniques pour nous coincer devant la télé, seulement la famille et la nature.
Une collègue de travail me disait: je ne sais pas comment tu fais pour habiter en campagne, moi je ne me sentirais pas en sécurité loin des gens et démunis loin des épiceries et pharmacies. Alors voici la réponse que je lui ai donné:
Je crois qu'en ville les gens ne sont pas plus en sécurité malgré la proximité des maisons car beaucoup de voisins ne veut pas dire bons voisins. A la campagne, les gens se connaissent bien et s'entraide beaucoup, on sait à qui on a affaire.
Ici, j'ai mon lait frais et mes oeufs, bien sûr il faut que que je sorte à l'étable tous les jours pour ça mais ça me faire de l'activité physique et prendre l'air. Mon lait me sert aussi à fabriquer tous mes savons. Je ne sais plus combien ça fait d'années que je n'ai pas acheté de savons du commerce. C'est ce qu'on appelle joindre l'utile à l'agréable.
Ici, dans mon potager, il y a toujours des légumes à consommer tout au long de l'été. Envie d'un bonne salade pour souper, un petit tour au jardin et je reviens avec laitue, tomates, concombres et ciboulette. Pas de vieux légumes défraîchis dans le fond du frigo. Économique et frais.
Ici, je cultive quelques plantes médicinales pour faire mes onguents, crèmes et sirops pour soigner la plupart des petits bobos. Économique et naturel et bio.
Ici, nous élevons dindons, poules et lapins pour la viande qui remplira notre congélateur tout l'hiver. Pas d'antibiotiques ni d'hormones de croissance, pas de stresse, les animaux ont des enclos extérieurs pour voir le soleil et manger de l'herbe. Ils sont abattus dans le plus grand respect et les enfants comprennent et acceptent. Alors quand parfois le budget est plus serré en hiver, je n'achète que le stricte minimum à l'épicerie et nous profitons plus de notre viande et des bonnes soupes aux légumes du congélateur. Pas de casse-tête à savoir si on va manger parce que la voiture nous a coûté 600$ de réparation cette semaine ou le chauffe-eau à lâché, il y a toujours des réserves.
Ici, on chauffe au bois. Même si nous ne pouvons pas tout produire notre bois de chauffage, nous en achetons de gens dans le coin qui possèdent des terres et souvent, on s'encourage un et l'autre en s'échangeant des services ou des biens. Je sais que s'il se présenterait une crise du verglas comme en janvier 1998, je n'aurais pas à quitter ma maison faute d'électricité et donc de chauffage. Économie, autonomie et entraide.
Ici, le calme, pas de voitures qui passent sans arrêt, que le bruit du vent et des grenouilles l'été. De bonnes nuits de sommeilles qui ne sont pas perturbées pas des voisins qui s'eugeulent, la musique du party des ados d'à coté ou des lampadaires de rue qui éclairent trop la chambre. Envie d'une marche en forêt: je sors, je marche quelques mètres derrière la maison et me voilà rendue. Pas besoin de prendre la voiture pour aller dans un sentier pédestre!
De plus, si je prends en considération tout ce que je cultive, produis et transforme, je fais beaucoup d'économie: Le lait, le fromage, le yogourt, les savons et autres produits corporels, les oeufs, la viande, le chauffage, les fruits et légumes, les plantes médicinales et la couture. Je crois que je ne suis pas perdante!
Tout ça et des enfant qui sont heureux de grandir parmi les animaux et les grands espaces, voici tout ce que j'avais à lui dire sur ce qui me fait sentir bien à la campagne.
06 novembre 2008
La boxe, un exutoire...
Depuis septembre dernier, je fais de l'entraînement de boxe. Mon but n'est pas de faire des combats (je suis trop vieille ha!) ni d'aller aux olympiques. C'est un exutoire. C'est un bon moyen d'améliorer la condition physique et surtout mental.
Ceux et celles qui me connaissent personnellement se souviendront que j'ai eu des moments difficiles il y a un an et demi. Quand des personnes nous ont trahis, mentis, profiter de nos faiblesses et de notre naïveté, qu'ils nous ont rabaissées ont point de ne plus savoir ce que tu vaux et fait du mal psychologiquement à des enfants sans se soucier des conséquences, que se passe-t-il? Un gros et long moment de déprime et après une révolte terrible.
Pendant cette pénible situation, j'ai eu le soutien de plusieurs de mes collègues de travail et de la famille qui m'encourageaient par des appels et des visites. J'ai découvert de vrais amis(es).
Aujourd'hui je me sens bien. J'ai découvert que ce n'est pas moi la victime mais celle qui m'a fait du mal car elle doit vivre avec sa conscience, sa mauvaise réputation, le regard désapprobateur des autres et le fait qu'elle a brisée sa vie sans arriver à ses fins. Elle est finalement victime de ses propres actes. J'ai toujours cru que nos actions nous reviennent, bonnes ou mauvaises. La vie s'en chargera. De mon coté, je marche la tête haute, plus forte que jamais, avec l'amour de mon conjoint et de mes 3 enfants, mes amis(es) sincères, ma petite entreprise de fabrication de savons et mon coin de campagne. J'en suis sortie gagnante et je ne laisserai plus personnes nuire sans raisons à mon bonheur ou celui de mes enfants.
Merci à johanne, ma cousine qui a toujours été là pour m'aider, à Marie-France, Lise, ma grand-mère, tante Hélène et ma belle soeur Claude.
Pour ce qui concerne la boxe, j'adore ça, la prof est super! Elle sera bientôt entraîneuse certifiée pour celles qui veulent se préparer aux combats. Son nom est Annick Gagnon et elles a déjà plusieurs combats à son actif. Pour les gens de la région de Thetford Mines qui voudraient avoir des détails sur les cours avec Annick, contactez moi par courriel et je vous mettrez en contact avec elle. En passant, elle fera un combat samedi le 29 novembre à Robertsonneville. Bonne chance Annick!
28 octobre 2008
Vie de campagne
Bonjour!
Après plusieurs mois de pause sur mon blog car j'étais vraiment débordée, éparpillé et épuisée, j'ai du remettre mes priorités en ordre. Premièrement, rafraîchissement du blog. Pour ceux qui sont déjà venus me visiter, tous les anciens messages sont supprimer. Je repars en neuf mais toujours dans le même esprit.
Je suis mère de 3 enfants et j'habite Thetford Mines. A la naissance de mon troisième enfant, je travaillais à temps plein et mes enfants se faisaient garder à 2 ou 3 endroits différents. Je rentrais tard le soir et j'étais épuisée. Après toutes les tâches ménagères (même si j'avais l'aide de mon conjoint) et passer souvent des nuits blanches avec le bébé, je retournais travailler à 7h30 tous les matins et je continuais de me questionner. Stress, anxiété, culpabilité envers les enfants, syndrome de la wonder woman.
J'enviais ma grand-mère maternelle qui a élevée ses 9 enfants sur une ferme, toujours présente. Elle faisait son pain, trayait les vaches, jardinait, cuisinait des bons plats avec les légumes du potager. Elle vivait des produits de la terre et elle était toujours disponible pour l'éducation de ses enfants.
Il fallait que je change cette course folle de tous les jours. Comme j'habite à la campagne, je me suis dis que je pourrais commencer par acheter une chèvre laitière et quelques poules. Mes collègues de travail ont commencés à achetés mes oeufs en trop. Il fallait mainteneant fallaitmainteneant que je trouve un moyen de rentabiliser le lait de chèvre. Comme à la maison il y a des problèmes d'eczéma et de psoriasis, j'ai suivis des cours de fabrication de savon à base de lait de chèvre car un savon au lait est excellent pour les peaux à problèmes.
J'ai aussi suivi une formation en cosmétiques naturelles, en transformation des herbes médicinales et un cours de fromagerie de base. J'ai réduis mes heures de travail et je me suis fait un énorme potager. Là, c'était la vrai vie! Je vendais mes savons à mes collègues, j'avais toujours du bon lait frais sur la table, je remplissais mon congélateur de bonne soupe fait avec les légumes du potager et je soignais mes enfants avec les sirops et les onguents fais avec les plantes de mon jardin. Tout ceci me faisait passer beaucoup de temps à l'extérieur, renforcissait mes muscles et je me sentais bien.
L'an passé, ayant vécu un coup dur sur la plan personnel, j'ai presque tout abandonner et retourner travailler à temps plein. Je m'ennuis de ma vie douce de fille de campagne. Les choses ayant repris leurs places maintenant, je souhaite retourner à mes passions et ne plus laisser personne venir se mettre sur mon chemin. Lentement mais sûrement!
Josée









